Carpe-Passion


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un Français au Québec partie 2

Aller en bas 
AuteurMessage
lucus26
Carpeau
avatar

Messages : 12
Date d'inscription : 09/01/2010
Age : 57
Localisation : Gatineau QUEBEC

MessageSujet: Un Français au Québec partie 2   Sam 16 Jan 2010 - 3:22

PAPRIKA ET LES SAUMONS DE L’ONTARIO

Je n’ai pas beaucoup dormi, l’impatience de pêcher ces magnifiques poissons, m’excitait, il y avait si longtemps que j’attendais cet instant, j’en rêvais toutes les nuits, mon pauvre père lui aussi en rêvait et il n’a jamais réussi à accomplir son rêve, et moi j’allais le vivre ce rêve en ayant une forte pensée pour lui, qui n’aura connu les beautés du Québec que dans de nombreux livres qu’il a dévoré de son vivant.
Lundi matin, 8 heures, Coucou vient frapper à ma porte, elle avait peur que je ne sois pas réveillé, je l’étais depuis longtemps et j’arpentais de long en large l’appartement, ne tenant plus en place.

Le temps d’un bon café chaud et voilà mes deux équipiers Réjean et Pierre-Paul qui arrivent sur le parking, avec le beau bateau de Réjean en remorque, dernière photo devant le bateau avant le départ et en route pour PORT-HOPE à environ 550 kilomètres de Gatineau.

Tout le monde est impatient d’en découdre avec ces gros poissons, mais nous prîmes quand même le temps en arrivant en ONTARIO d’aller prendre nos permis de pêche, Réjean acheta une grosse épuisette pour saumon, une cuiller et nous voilà reparti, nouveau arrêt pour faire le plein du réservoir du bâteau et acheter un grand verre de café, pour boire dans la voiture, pendant la route qui nous restait à faire.

En arrivant à PORT-HOPE, nous sommes allés directement nous présenter au motel, poser nos gros bagages et vite direction un restaurant pour le repas de midi, il nous faut des forces pour cette pêche extraordinaire.

Sitôt le repas terminé, nous partîmes à la mise à l’eau, nous avons payé les 5 dollars pour effectuer cette manœuvre, achat de plusieurs leurres à saumon et en route sur le lac ONTARIO, pour notre première sortie sur l’eau.

Nous ne savions rien sur ce qu’il fallait faire, quelle profondeur à traîner (troller), quel type de leurre qui marchait le mieux, quelle zone il fallait pêcher, c’était surtout une première sortie d’observation que nous allions faire, pour la grande journée de mardi, c’est-à-dire du lendemain.

Nous attaquâmes à 66 pieds, avec des leurres verts, rien pendant un long moment, mais mes deux as de la pêche décidèrent de placer un leurre « dit cuiller tricheuse » à moitié des 66 pieds, en double et au bout de quelques minutes une canne plia violemment faisant ouvrir le déclencheur, Réjean aux commandes, vit sauter à 30 mètres une magnifique truite arc-en-ciel d’au moins 25 pouces, qui se décrocha au cours du deuxième saut hors de l’eau.

Grosse déception, mais première constatation, la touche a eut lieu sur la cuiller tricheuse à 30 pieds. La ligne fut vite retendue à nouveau, une cuiller tricheuse fut mise également sur la deuxième canne, nous avions deux cannes en action de pêche

Une heure après la canne de droite plia fortement libérant le déclencheur et remonta en l’air, puis plus rien, l’attaque brusque avait fait libérer le poisson, c’est un deuxième loupé que nous venions de vivre, nous étions de plus en plus déçus, mais nous avons remarqué que cette attaque N°2 avait encore eut lieu sur la cuiller tricheuse à 30 pieds, pas de doute cette profondeur semblait être la bonne. Le soir tombait rapidement, nous décidons de faire demi-tour et de nous lever très tôt le lendemain.

Quand au port un pêcheur nous annonça qu’il avait fait son quota de 5 saumons chinook, entre 5 heures et 9 heures du matin, et à 30 pieds de profondeur, on se regarda, ça confirmait ce que nous venions de vivre, ce fut décidé nous allons nous lever à 4 heures 30 pour être sur l’eau à 5 heures.

Nous n’avons pas dormi beaucoup, très excités par cette longue journée de pêche qui s’annonçait. J’ai découvert un mode de pêche que j’ignorais, traîne (troller) avec de grosses cuillers à saumon. Plombs de 3 à 4 kilos sur un câble d’un treuil, ligne pincée sur un déclencheur et descente à 30 pieds, et traîne lente à environ 2 kilomètres heure. J’ai bien fait rire Réjean et Pierre-Paul, car moi au début je croyais que l’on installait le leurre au bout du câble, et je leur ai dit, vous devez pouvoir sortir des monstres avant qu’ils puissent casser le câble, c’est après que j’ai enfin compris l’astuce du déclencheur pincé sur le fil de la canne, avec le leurre 20 à 25 mètres en arrière.

Après un achat de café dans une station routière ouverte, nous voilà partis, le bureau des mises à l’eau n’étant pas encore ouvert, on paiera les 5 dollars en revenant. Réjean avec son GPS retrouva les postes mis en mémoire la veille à chaque fois qu’un poisson de bonne grosseur apparaissait sur l’écran. Cette fois rien, l’écran était désespérément vide, aucun nuage de petits ménés fourrage, et aucun gros poissons sur l’écran. Nous avons commencé à traîner, au bout d’une heure, une violente touche en surface sur une troisième canne équipée d’un beau rappala que Réjean utilise habituellement au lac du Baskatong pour les dorés, le leurre évoluait à environ 10 pieds de la surface. Une belle truite arc-en-ciel de environ 20 pouces sauta à 20 mètres du bateau, Pierre-Paul était aux commandes car le tirage au sort à pile ou face l’avait désigné en premier. Arrivée à 2 mètres du bateau, la canne remonta en l’air libérée, c’était encore un loupé. En regardant de plus près on vit qu’il n’y avait plus de rappala, l’agrafe que Pierre-Paul avait mis s’était simplement ouverte sous la tirée, adieu poisson et beau rappala de Réjean (son favori du Baskatong). Remplacement de l’agrafe par une plus grosse et c’est reparti, Réjean sorti une truite arc-en-ciel de 19 pouces, premier poisson après de nombreux loupés.

C’était mon tour, mais moi je fis mieux, je sorti un beau saumon COHO de 29 pouces, Pierre-Paul cette fois ne loupa pas une belle truite arc-en-ciel de 22 pouces, Réjean lui se mit à combattre une truite arc-en-ciel géante qui accusa 32 pouces au moment de la mesurer sur le bateau (une bête très belle) qui s’avéra être le nouveau record du lac Ontario, détenu depuis 8 années par une truite de 30 pouces. Moi je continuais la série par une nouvelle truite arc-en-ciel de 28 pouces, Pierre-Paul se mit à combattre un saumon chinook, qui après avoir été épuisé accusa 35 pouces à la mesure. Ce saumon a mordu en surface, alors que Réjean retendait la ligne qui venait de prendre la grosse truite arc-en-ciel, on vit le remous et la ligne se tendre sous l’attaque, Réjean ferra et tendit la canne à Pierre-Paul qui se mis à combattre ce beau poisson, il en rêvait depuis 2 ans, pour pouvoir changer son avatar, mon invitation lui aura permis ce plaisir. Pourquoi ce saumon avait-il mordu en surface, alors que d’habitude c’était par 35 pieds de profondeur, cela s’explique par le fait que notre grosse arc-en-ciel ayant tout emmêlée les lignes, que nous avons dut couper, le saumon est venu voir en surface ce qui se passait et quand Réjean retendit la ligne, il sauta sur le leurre dans un grand bouillonnement en surface. Ce n’était pas fini, quand mon tour vint à nouveau, c’est une belle arc-en-ciel de 27 pouces qui rejoint les autres dans le vivier du bateau qui commençait à se remplir, nous étions fous de joie, moi le premier pas du tout habitué à ce genre de pêche, les photos le montre très bien. Un grand folklore de 9 heures à midi, sous une pluie torrentielle qui dura plusieurs heures, 7 poissons furent pris en 3 heures de pêche, pas mal, ça nous faisait du bien, on en avait assez des loupés.

Trempés et fatigués, nous décidâmes de rentrer au motel, se changer, se reposer un peu et d’aller ensuite le soir dans un bon restaurant où je les invitais en remerciement du plaisir que j’avais éprouvé auprès d’eux dans cette partie de pêche extraordinaire, j’ai été ébloui et émerveillé par leur savoir faire et leur équipement, je les remercie encore.

- Réjean : truite arc-en-ciel de 19 pouces et 32 pouces

- Pierre-Paul : truite arc-en-ciel de 19 pouces et saumon chinook de 35 pouces

- Moi : truite arc-en-ciel de 27 pouces et une autre de 28 pouces,

Saumon COHO de 29 pouces

Demain mercredi matin nous allons pêcher jusqu’à 11 heures, mais nous allons attaquer à nouveau à 5 heures et pourquoi pas encore quelques gros poissons. Nous n’avons presque plus de place dans la grande glacière de Réjean, un seul saumon pourra encore se placer.

Un local est prévu pour vider et laver les poissons, c’est ce brave Pierre-Paul qui se chargea de la besogne, avec son beau couteau très tranchant et bien effilé. Les poissons furent vidés, lavés, les têtes furent coupées, ensuite on les aligna dans la glacière.

On s’arrêta dans un bazar pour acheter de la glace pilée en sachet de 1 kilo, et 5 sachets furent éventrés pour recouvrir les poissons, pour les conserver jusqu’à mercredi soir 28 juin pour les ramener à Gatineau ( je décidais de donner toute ma pêche à COUCOU, pour la remercier de sa gentillesse). Pierre-Paul qui a son téléphone portable (cellulaire), a prévenu tout le monde à Gatineau de nos exploits. Mardi soir je me suis endormi le dernier, je m’étais mis à écrire nos mésaventures, à côté Pierre-Paul ronflait et Réjean dormait comme un bien heureux, je ne put m’empêcher de les prendre en photo.

Mercredi matin 28 juin, debout à 5 heures, Réjean impatient voulait capturer un saumon chinook à son tour.

Après l’achat de café à emporter, et de boisson, nous nous sommes dirigés vers la mise à l’eau, nous étions encore excités par notre belle pêche de la veille. Il a été décidé de remettre le rappala qui a prit le saumon chinook et celui qui a prit la grossa arc-en-ciel record de Réjean, une cuiller tricheuse mauve sur chacune des 2 lignes et l’attente commença, des milliers de petites mouches noires avaient envahi le bateau et nous harcelaient. Une brume épaisse, donnait une visibilité quasiment nulle, si Réjean n’avait pas eut son GPS, il aurait été impossible de naviguer. La veille, après la violente pluie, qui dura plusieurs heures, nous avions déjà une brume qui nous cachait le port pour le retour, c’est grâce au GPS que nous avons réussi à rentrer, avec une précision très grande, puisque l’entrée du port apparue juste devant nous.

Après 2 heures de pêche, sans rien, une violente tape courba la canne de Pierre-Paul, Réjean s’en empara, car c’était son tour, il était heureux, son chinook était là, mais grosse déception, l’attaque se termina par un décroché immédiat donc c’était encore un loupé. Déçu Réjean, retendit la ligne et les minutes s’écoulèrent sans touches, nous naviguions toujours dans un brouillard très épais, on ne voyait rien du tout autour du bateau, Réjean se guidait au GPS. Il fut effectués plusieurs changements de leurres, réglées plusieurs profondeurs de pêche, mais rien ne touchait. Pourtant les poissons étaient là à différentes profondeurs au milieu de bancs très épais de ménés, (poissonnets vivants), nous passions en plein dessus et le sonar nous les montrait.

Il fut très vite 11 heures, l’heure de tout plier et de retourner au port à PORT-HOPE.

Nous avons racheté de la glace pilée, pour remplacer celle de la glacière, la moitié avait fondue, nous avons purgé plusieurs litres d’eau de la grosse glacière de Réjean. Après avoir roulé quelques kilomètres, nous avons fait le plein d’essence de la voiture, je décidais d’offrir à nouveau le restaurant à mes 2 amis, pour les remercier encore une fois, pour m’avoir fait vivre des heures de pêche inoubliables. Ensuite en route pour les 4 heures de trajet pour rentrer à Gatineau.

Demain jeudi 29 juin, je n’ai rien de prévu, je pense aller faire quelques achats en ville pour moi, avec Coucou.

Coucou nous attendait avec des sacs de congélation, pour vite mettre au congélateur mes 3 gros poissons que je lui offrais.

La fatigue commençait à se faire sentir, c’est que deux jours de suite on s’était levé à 4 heures 30 du matin pour pêcher, une bonne nuit de sommeil était nécessaire pour récupérer, et de plus jeudi rien n’était prévu, ce n’est que le lendemain vendredi matin, qu’ils y eut de gros préparatifs pour partir chez Musky 2, à Saint-François de LAVAL près de MONTREAL, pour le tournoi de pêche aux muskys entre membres de LMSDQ.





























Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://Je m'appelle Lucus26 j'ai 49 ans et je vien du QUEBEC. Je
le roy
Carpeau
avatar

Messages : 514
Date d'inscription : 24/12/2009
Age : 56
Localisation : 60 dans mon biwy

MessageSujet: Re: Un Français au Québec partie 2   Sam 16 Jan 2010 - 20:59

encore un Super récits l ami et de belle photos et merci du partage Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anatec
Administrateur
Administrateur
avatar

Messages : 2177
Date d'inscription : 15/11/2007
Age : 34
Localisation : Dans mon biwy

MessageSujet: Re: Un Français au Québec partie 2   Sam 16 Jan 2010 - 23:39

Merci du partage LUCUS cheers
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://carpe-passion.forum-actif.net
reda91
Carpeau
avatar

Messages : 2472
Date d'inscription : 16/11/2007
Localisation : region parisien

MessageSujet: Re: Un Français au Québec partie 2   Dim 17 Jan 2010 - 1:37

super récit avec de joli photo et fish Wink

moi aussi j'aimerai avoir un bateau comme ça 10/10
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un Français au Québec partie 2   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un Français au Québec partie 2
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Carpe-Passion :: Pêche et détente :: Discussions générales-
Sauter vers: